Différencier son dévouement du burnout

Tu es dévouée à ton entreprise, ton projet ou ton travail ?

Tu le considère comme ton bébé et tu y es pleinement investie.

Tu voudrais que tout soit parfait et tu ne veux devoir ce résultat à personne d’autre que toi même ?

Il est possible que tu sois en burn out ! 😱

Le burnout : qu’est-ce que c’est ?

Le burnout est un trouble progressif qui va t’amener progressivement à détester ton activité que tu trouvais sûrement passionnante au départ.

Chacun des symptômes pris un par un peuvent paraître communs. Il est donc difficile de savoir que tu es en burnout. D’autant plus, que ces symptômes changent en fonction de la situation.

En plus de ça, le burnout n’est pas une pathologie. Il n’y a donc pas de traitement pour y remédier.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a aucune solution contre le burnout !

Mon expérience face au burn out

Je vais te ramener 7 ans en arrière dans ma vie. Je venais de décrocher mon premier emploi dans un laboratoire.

Tout se passait bien au début, j’étais dans le même service qu’une amie et le travail de labo me plaisait beaucoup.

L’épuisement émotionnel

J’ai commencé à trouver le travail de plus en plus difficile. Je prenais peu de temps de pause pour pouvoir finir en avance le soir.

Quand on avait beaucoup de demandes en analyses, on nous demandais parfois de faire des heures supplémentaires.

Comme je n’avais personne qui m’attendais dans mon studio de 20m² en région parisienne, j’en faisais souvent et jamais à contre-cœur. Je travaillais même certains weekends lorsque les dossiers étaient nombreux.

J’ai fini par ne plus penser qu’au travail. Si bien que c’était la seule chose à laquelle je pensais le soir en m’endormant. J’étais complètement obsédée par ça, réfléchissant constamment aux analyses qui ne fonctionnaient pas.

Le problème lorsque tu deviens obsédée par quelque chose, c’est que ton cerveau n’a de cesse de tourner le problème dans tous les sens dans ta tête.

Au final, j’avais beau me coucher tôt (vers 20h), je ne m’endormais pas avant 2-3h du matin… Comme je dormais peu, j’étais irascible.

J’ai fini par aller voir un médecin qui m’a prescrit des médicaments pour m’aider à m’endormir…

Le cynisme

Ça a fonctionné un temps et puis c’est reparti de plus belle lorsque j’ai arrêté les médicaments.

Les problèmes ont continué de s’accumuler. Je ne supportais plus les bavardages futiles au travail, je ne supportais plus le moindre bruit chez moi, je ne voulais plus voir personne.

Je me sentais constamment épuisée moralement…

J’ai rompu avec mon copain de l’époque. J’avais l’impression qu’il ne faisait jamais assez d’effort pour essayer de maintenir notre relation à flot.

Peut-être que j’étais simplement trop exigeante ?

J’ai perdu mon amie au travail alors que nous n’étions pas capable de tenir plus d’une journée sans nous parler. Je n’étais plus capable de supporter le moindre de ses défauts…

Pourtant, nous avons tous des défauts…

Le sentiment de non-accomplissement

Je commençais à voir mes propres défauts et à me focaliser dessus. Je faisais des erreurs au travail et je commençais à me sentir de plus en plus nulle.

J’avais aussi des remords puisqu’en éloignant les autres de moi, je me sentais de plus en plus seule mais j’étais incapable de retourner vers ces personnes pour m’excuser…

C’étais mon premier emploi dans le domaine de la qualité et c’est aussi la première fois que je me suis dis que finalement, ce travail ne me convenait pas.

J’ai commencé à penser à la démission mais j’avais aussi très peur de le faire parce que c’était un CDI (le Saint Graal des contrats salariés !).

Seulement, j’en suis arrivée à un point tel de dégoût que je ne voulais plus me lever le matin pour aller travailler. Cette seule pensée me faisait monter les larmes aux yeux.

C’est à ce moment là que j’ai pris la décision de démissionner de mon super emploi en CDI pour me rapprocher de ma famille et trouver un emploi plus calme.

Remédier au burn out

Comme je te l’ai dit plus haut, il n’y a pas de remède magique au burn out.

Je n’ai pas été diagnostiquée comme étant en burnout par un médecin avant d’avoir cette envie irrépressible de pleurer à chaque fois que je pensais au travail.

Pour moi, la solution a été le changement complet d’environnement mais il y a d’autres mesures moins extrêmes qui peuvent être prises avant ça :

  • Prends de vraies pauses :

Comme je te l’ai dit plus haut, je prenais peu de pauses ou des pauses très courtes pour pouvoir finir plus tôt le soir. Ça a beaucoup contribué à ma fatigue puisque les pauses te permettent de te reposer mentalement.

  • Eviter l’isolement :

Prends le temps de rencontrer et voir du monde. Il est parfois difficile lorsqu’on travail à la maison par exemple de rencontrer du monde ; mais tu peux rejoindre des groupes sur les réseaux sociaux par exemple.

  • Sois bienveillante avec toi-même :

Le burnout est un sujet très sérieux. Nous vivons et travaillons dans un environnement hostile et souvent ingrat… Aujourd’hui, il est difficile de trouver de la reconnaissance chez son employeur. Ce n’est pas parce qu’on ne te le dis pas que tu ne fais pas du bon travail.

Il faut savoir se construire sa propre armure pour pouvoir continuer à apprécier notre travail et notre vie.

Bien heureusement, le burnout n’est pas un état définitif et il est possible d’en revenir. J’en suis la preuve !

Dis moi en commentaire quelles sont les difficultés que tu rencontre dans ton travail.


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